Prêts « Pécresse » : Un droit à l’endettement.

Valérie Pécresse a signé la convention avec OSEO pour le lancement de prêts étudiants sans caution personnelle. Ces prêts avec intérêt garantis par l’Etat sont proposés en accord avec le groupe Banque Populaire et l’organisme de crédit Cételem.

Un dispositif moins bon que le précedent

Ce dispositif de prêt étudiant met fin aux prêts à taux 0 jusqu’ici proposés par les CROUS. Les « prêts Pécresse » auront des taux d’intérêt fixés par les banques sans contrainte et sans limite.

Chaque année, les contingents de prêts à taux 0 du CROUS n’étaient pas utilisés au maximum, preuve s’il en fallait que les étudiants refusent de s’endetter pour financer leurs études.

Une mesure inefficace et dangereuse pour la réussite des étudiants

Actuellement, seulement 3% des étudiants ont recours à une demande de prêts. En effet, peu d’étudiants souhaitent débuter leurs études en étant déjà « dans le rouge ». Lors de leur entrée dans la vie active, les jeunes font face à d’importance difficultés, enchainent les périodes de CDD, d’intérim et de chômage, et subissent une importante déqualification. Valérie Pécresse propose désormais d’ajouter l’endettement aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Face au surendettement qui frappe de nombreux foyers modestes, il est par ailleurs particulièrement choquant d’encourager aujourd’hui les plus jeunes à s’endetter.

Les étudiants attendent des réponses sociales

Les prêts ne sont pas la réponse que les étudiants attendent pour faire face à la dégradation de leur situation sociale. Les étudiants attendent une vraie politique d’aides sociales et non un droit à l’endettement. Par cette mesure, l’Etat ne saurait s’exonérer de ses responsabilités en matière de politique sociale en direction des étudiants. La ministre ne peut pas se défausser sur les banques.

Alors qu’en cette rentrée, les étudiants font face à une hausse du coût de la vie de 5,9% (loyers, frais d’inscription, produits alimentaires..) et à une détérioration de leurs conditions de vie, l’UNEF et les étudiants attendent de la part du gouvernement la mise en chantier d’un véritable « plan d’action sociale » pluriannuel (logement, aides directes…) incluant des mesures d’urgence pour faire face au coût de la rentrée : 10ème mois de bourse pour couvrir le mois de septembre, augmentation des aides au logement, versement des aides au logement dès le mois d’installation, gel des frais d’inscription.

L’UNEF n’acceptera pas que les prêts étudiants constituent la seule réponse du gouvernement à la dégradation des conditions de vie étudiantes.

Prêts "Pécresse" : Un droit à l'endettement.

Valérie Pécresse a signé la convention avec OSEO pour le lancement de prêts étudiants sans caution personnelle. Ces prêts avec intérêt garantis par l’Etat sont proposés en accord avec le groupe Banque Populaire et l’organisme de crédit Cételem.

Un dispositif moins bon que le précedent

Ce dispositif de prêt étudiant met fin aux prêts à taux 0 jusqu’ici proposés par les CROUS. Les « prêts Pécresse » auront des taux d’intérêt fixés par les banques sans contrainte et sans limite.

Chaque année, les contingents de prêts à taux 0 du CROUS n’étaient pas utilisés au maximum, preuve s’il en fallait que les étudiants refusent de s’endetter pour financer leurs études.

Une mesure inefficace et dangereuse pour la réussite des étudiants

Actuellement, seulement 3% des étudiants ont recours à une demande de prêts. En effet, peu d’étudiants souhaitent débuter leurs études en étant déjà « dans le rouge ». Lors de leur entrée dans la vie active, les jeunes font face à d’importance difficultés, enchainent les périodes de CDD, d’intérim et de chômage, et subissent une importante déqualification. Valérie Pécresse propose désormais d’ajouter l’endettement aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Face au surendettement qui frappe de nombreux foyers modestes, il est par ailleurs particulièrement choquant d’encourager aujourd’hui les plus jeunes à s’endetter.

Les étudiants attendent des réponses sociales

Les prêts ne sont pas la réponse que les étudiants attendent pour faire face à la dégradation de leur situation sociale. Les étudiants attendent une vraie politique d’aides sociales et non un droit à l’endettement. Par cette mesure, l’Etat ne saurait s’exonérer de ses responsabilités en matière de politique sociale en direction des étudiants. La ministre ne peut pas se défausser sur les banques.

Alors qu’en cette rentrée, les étudiants font face à une hausse du coût de la vie de 5,9% (loyers, frais d’inscription, produits alimentaires..) et à une détérioration de leurs conditions de vie, l’UNEF et les étudiants attendent de la part du gouvernement la mise en chantier d’un véritable « plan d’action sociale » pluriannuel (logement, aides directes…) incluant des mesures d’urgence pour faire face au coût de la rentrée : 10ème mois de bourse pour couvrir le mois de septembre, augmentation des aides au logement, versement des aides au logement dès le mois d’installation, gel des frais d’inscription.

L’UNEF n’acceptera pas que les prêts étudiants constituent la seule réponse du gouvernement à la dégradation des conditions de vie étudiantes.

Rentrée 2008-2009 : le coût de la vie étudiante augmente de 5.9%

Dégradation de la situation sociale des étudiants à la rentrée

Pour la 4ème année consécutive, l’UNEF publie son enquête sur le pouvoir d’achat des étudiants et les conditions de la rentrée. La situation sociale des étudiants continue de se détériorer et leur pouvoir d’achat est en forte baisse : le coût mensuel de la vie étudiante augmente 5,9% en moyenne cette année.

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